jeudi 10 avril 2008

Du boulot pour les mecs du FFC

j'ai réussi à empiler les années comme peu de congénères myopathes parviennent à le faire et je ne suis pas peu fier d'une telle performance même si elle signifie aussi que mon avenir s'annonce plutôt sombre. Mais ce fait constitue peut-être un avantage et je me refuse à perdre mon temps en prise de tête inutile. Pour les livres c'est pareil. Je ne vais pas chercher la complexité à tout crin et je ne ressens aucun remords à abandonner sitôt après en avoir commencé la lecture, certaines oeuvres très réputées mais dont l'absconse logique provoque les pires états migraineux au pauvre Gropize. Je regrette toutefois de ne pouvoir lire le 2666 de Bolano simplement parce qu'il est trop lourd. Il me faudrait le partager en au moins deux volumes, mais la bibliothèque municipale où j'ai l'habitude de me fournir refuse qu'on fasse un hara kiri sur toute la longueur de ses dernières acquisitions. Le papier bible est idéal, léger et peu encombrant, il peut digérer n'importe quel pavé sous le poids et la forme d'un recueil de nouvelles de Daniel Boulanger (mais qui lit encore ce gros chauve pourtant talentueux?). Alors je m'adresse aux mecs du FFC: plutôt que de vous emmeler les pinceaux dans des exegèses de trois kilomètres sur le dernier opus de Bolano, oeuvrez d'une pétition pour qu'il entre à la pléiade!

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