mardi 8 avril 2008

le temps est moins vaniteux que l'espace

Il fut un temps que je passai à mesurer ma bite à l’aide d’une règle d’écolier. Mais j’avais beau m’escrimer à tirer sur la bête, j’étais toujours loin du compte et des 13 ou 14 centimètres réglementaires qui m’auraient fait entrer dans le cercle, pour moi aussi fermé que le Fric Frac Club, des hommes possédant une bite de dimension moyenne. Car j’aspirais à la moyenne, ce qui, en matière d’idéal, dénote en principe une personnalité médiocre, mais, vous l’avouerez, pour un mec comme moi déjà mal loti par la revancharde mère nature, atteindre à la moyenne dans quelque domaine que ce soit constitue un horizon en principe inateignable.
Maintenant que je suis vieux, j’ai appris à prendre la chose avec une certaine dose de sagesse. Ma bite a vieilli avec moi ; elle est toujours aussi peu longue, et elle est plus souvent flasque et ridée comme la peau tannée d’une grandmère kossovare. La tranche de foie de porc avec laquelle j’entoure cet organe malgré tout chéri ne s’est jamais plaint de ce côté maquette au 1/5ème.

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